• Noël

    Théophile Gautier

    Le ciel est noir, la terre est blanche ;
    – Cloches, carillonnez gaîment ! –
    Jésus est né ; – la Vierge penche
    Sur lui son visage charmant.

    Pas de courtines festonnées
    Pour préserver l’enfant du froid ;
    Rien que les toiles d’araignées
    Qui pendent des poutres du toit.

    Il tremble sur la paille fraîche,
    Ce cher petit enfant Jésus,
    Et pour l’échauffer dans sa crèche
    L’âne et le boeuf soufflent dessus.

    La neige au chaume coud ses franges,
    Mais sur le toit s’ouvre le ciel
    Et, tout en blanc, le choeur des anges
    Chante aux bergers :  » Noël ! Noël !  »

    Théophile Gautier

    Noël

     


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  • Faire un texte sur le ressenti de cette photo, sans employer le mot tête, tel est le nouveau défi de Ghislaine.

    Allez hop, je me lance!

     

    Mais enfin, où avais-je la t... les idées? C'est sur, nous sommes peu équipées pour faire des folies. je ne sens même pas ta main sur mon épaule... Ah la vie en Magritte!


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  • Oui, enfin libre d'être heureuse.

    Un nouveau lieu de vie qui m'apprends :

    • Oh combien j'étais mal logée avant,
    • et Oh combien il est bon d'être bien!

     

    Depuis que j'ai mis les pieds dans ma nouvelle maison, je sens un regain de vie, une envie de vivre, que je n'avais plus. je survivais...

    Mes fidèles compagnons et moi, apprivoisons peu à peu notre espace et ça se fait tout seul. autant pour eux que pour moi ; j'ai l'impression d'avoir toujours vécu ici (étrange, non?).

    Il y a si longtemps que j'espérais ça, et m'y voilà!

     

    Une petite maison

    .

    C'est une petite maison tout ordinaire,
    Elle n'est pas un château, mais celle de ma vie !
    Elle est bien plus belle, dans mon imaginaire,
    Et j'en suis le Prince, du haut de son parvis.

    Quand je l'ai rencontrée, tout au bout du chemin,
    Sa beauté m'a souri, je n'étais qu'un gamin.
    J'ai sué, sang et eau, pour pouvoir l'habiter,
    Et ce jour est venu, un beau matin d'été !

    J'étais devenu grand, et ça faisait longtemps,
    Que j'espérais enfin, ce merveilleux instant,
    Où j'y déposerais, là, ma seule valise,
    Au seuil de la porte, juste sous la marquise.

    Dans mon petit chez-moi, j'y vis passionnément,
    Loin des bruits de la ville, à l'abri des tourments !
    Chaque jour qui passe dans ce coin de verdure,
    Dans ce havre de paix, est sous de bons augures.

    Aux marches du perron, du printemps à l'automne,
    La campagne fleurit, le bonheur y rayonne,
    Et durant tout l'été, au salon du jardin,
    L'air exhale l'odeur, des fleurs de lavandin.

    À la saison d'hiver, quand dans sa robe blanche,
    Elle est immaculée, la Nature s'endimanche.
    Alors auprès de l'âtre, quand la douce chaleur,
    Se répand dans les pièces, j'en aime vraiment l'heur !

    Si je pense à ce temps, de ma prime jeunesse,
    Où  mon cœur fut séduit, avec tant d'allégresse,
    Par cette joliette, au coin d'un paradis,
    C'est qu'en mon sein, mon âme encore s'en esbaudit !

    C'est une petite maison tout ordinaire,
    Elle n'est pas un château, mais celle de ma vie !
    D'une belle idylle, notre histoire est bien née,
    Sur un petit chemin, où nos âmes ont flâné.

     
    Paul Stendhal

     

     

     

    LIBRE, enfin libre...

     

     

     


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